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Surfaces et matériaux : COVID19

Point sur la durée du virus sur les différentes surfaces et matériaux. 

Différentes études scientifiques se sont intéressées à la durée d’infectiosité du virus SARS-CoV-2, responsable de la maladie Covid-19, sur les surfaces. D'après de nombres institutions spécialistes dont le C2RMF, celle-ci est variable selon la nature des matériaux considérés et les conditions environnementales, mais ne semble pas excéder quelques jours. Nous allons voir ceci en détail dans cette article...

Pour l’heure, il n’est donc ni nécessaire, ni recommandé, de procéder à un traitement de désinfection préventif des collections ; un tel traitement risquerait, selon la nature des produits employés, de menacer l’intégrité physique de celles-ci.

Le virus à besoin de cellule vivante pour prospérer, il est se désactive naturellement sur les surfaces et les différents matériaux inégalement en terme de temps.

 

Voici deux listes regroupant les résultats de plusieurs études : 

D’après cinq associations professionnelles : Association des bibliothécaires de France, Association des bibliothécaires départementaux, Association des directrices et directeurs des bibliothèques municipales et groupements intercommunaux des villes de France, Bibliopat, Association nationale des conseillers livre et lecture, en concertation avec le ministère de la Culture (DGMIC/SLL).

Le virus survit 3 heures dans l’air sous forme d’aérosols.

  • 24 heures sur le carton.
  • 48 heures sur les textiles.
  • 3 à 5 jours sur les métaux, le papier et le verre.
  • 4 à 5 jours sur le bois.
  • 3 à 9 jours sur les plastiques.

 

D'après la synthèse des études scientifiques réalisées par The Nation Center for Preservation Technology and Training :

  • 4 jours sur le bois.
  • 4-5 jours sur le papier et le verre.
  • 5 jours sur la céramique et le métal.
  • 6 à 9 jours sur les différents plastiques.
  • 2 à 12 jours sur la pierre.

 

Une quarantaine est donc préconisé : 

10 jours pour les documents plastifiés ou sous boîtiers plastiques ou désinfection des couvertures avec une lingette imprégnée d’éthanol ou isopropanol 70% en respectant bien le temps de séchage, suivie d’une mise en quarantaine de 3 jours avant réintégration en rayonnage, afin de s’assurer que le virus n’est plus viable sur les surfaces papier.

Une durée de 3 jours pour les documents papier ou cartonnées.
En cas de suspicion de manipulation d’une oeuvre par du personnel contaminé non protégé : isoler l’oeuvre en quarantaine pour une durée de 10 jours. Si possible, interdire l’accès aux zones suspectées d’être contaminées et attendre au moins 24 h avant de procéder au nettoyage et à la désinfection de ces zones.

Avant et après chaque fin de manipulation des objets se laver les mains ou mise des équipements de protection : gants et masques.

Tous les produits chlorés sont plus efficaces pour l'inactivation du virus, donc l’eau de javel, cependant les surfaces ne sont pas toutes compatibles (à utiliser sur les surfaces non-historiques).
 

A venir : 

Les recherches se poursuivent toujours pour savoir exactement comme le virus se désactive sur les multiples surfaces.

Des études sont actuellement menées sur des moyens de désactiver le virus sur les collections comme l'utilisation des rayons UV (ultra-violet) pour anéantir le virus des surfaces touchées. Les questions se concentrent sur le type de lumière, la puissance utilisée, la durée d'exposition, la distance adéquate. Tous ces paramètres pour assurer la stabilité de l'objet soumit à rayons, il ne faut pas créer une réaction de dégradation moléculaire en interne du but escompté.

 

Si vous souhaitez plus d'informations, n'hésitez pas à nous contacter par mail. 
 

 

 


GASP - Groupe d'Aide en cas de Sinistre Patrimonial - Normandie - 2020